Ecole : Bientôt les barbelés ?
Déclaration pour le groupe communiste de Jacques VICTOR Conseiller Général des Alpes-Maritimes
Il faut croire que les campagnes électorales sont des périodes propices aux dérapages sécuritaires les plus démagogiques car ils présentent l’avantage d’escamoter les débats de fonds dans une période où les choix politiques de la majorité gouvernementale et départementale sont de plus en plus contestés et contestables. La dernière surenchère sur ce terrain ne peut que nous inquiéter lorsqu’elle porte sur les établissements scolaires où se joue l’avenir de toute notre jeunesse.
Le Député-Maire de Nice, en zélé serviteur d’un Président de la République ressortant encore l’argument sécuritaire faute de répondre aux attentes des Français en matière sociale, s’est empressé de faire campagne pour la mise en place de fouilles à l’entrée des établissements et l’installation de portiques de « sécurité » à cet effet. Relayant aussitôt ces intentions martiales, le Député-Président du Conseil Général s’est déclaré prêt à faire financer par notre collectivité l’installation de tels équipements dans les collèges des Alpes-Maritimes dès lors que « les chefs d’établissement le souhaiteraient ».
Cette déclaration péremptoire ne peut que soulever notre plus vive réprobation, d’abord parce que le sujet n’a jamais abordé par les Conseillers Généraux. Ensuite, parce que ce type de propositions, comme aussi celle de la création de brigades de sécurité pour contrôler les entrées, ont provoqué un concert de protestations chez la grande majorité des acteurs de la communauté éducative (parents d’élèves, enseignants, directeurs d’établissements, etc.) et suscité le plus grand scepticisme de la part même des organisations syndicales de la police.
Et pour cause ! Ce que réclament tous les intervenants de l’Education Nationale ainsi que les parents d’élèves, ce ne sont pas des miradors ni des portiques qui risquent de rendre l’accès aux établissements plus compliqués que l’embarquement dans un avion. Ni des vigiles patibulaires pour intimider ou menacer les élèves.
Ce n’est pas être ingénu que de l’affirmer, c’est simplement être à l’écoute de ce que tous réclament depuis des mois : Plus de présence adulte dans les établissements, plus d’enseignants et moins de classes surchargées, l’arrêt des suppressions de postes et de la stigmatisation des enseignants, rompre enfin avec une logique comptable pour redonner à l’Ecole, dans l’acception la plus large du terme, les moyens d’assumer de façon satisfaisante les missions décisives qui sont les siennes pour le futur des jeunes générations.
Nice, le 29/05/09
Il faut croire que les campagnes électorales sont des périodes propices aux dérapages sécuritaires les plus démagogiques car ils présentent l’avantage d’escamoter les débats de fonds dans une période où les choix politiques de la majorité gouvernementale et départementale sont de plus en plus contestés et contestables. La dernière surenchère sur ce terrain ne peut que nous inquiéter lorsqu’elle porte sur les établissements scolaires où se joue l’avenir de toute notre jeunesse.Le Député-Maire de Nice, en zélé serviteur d’un Président de la République ressortant encore l’argument sécuritaire faute de répondre aux attentes des Français en matière sociale, s’est empressé de faire campagne pour la mise en place de fouilles à l’entrée des établissements et l’installation de portiques de « sécurité » à cet effet. Relayant aussitôt ces intentions martiales, le Député-Président du Conseil Général s’est déclaré prêt à faire financer par notre collectivité l’installation de tels équipements dans les collèges des Alpes-Maritimes dès lors que « les chefs d’établissement le souhaiteraient ».
Cette déclaration péremptoire ne peut que soulever notre plus vive réprobation, d’abord parce que le sujet n’a jamais abordé par les Conseillers Généraux. Ensuite, parce que ce type de propositions, comme aussi celle de la création de brigades de sécurité pour contrôler les entrées, ont provoqué un concert de protestations chez la grande majorité des acteurs de la communauté éducative (parents d’élèves, enseignants, directeurs d’établissements, etc.) et suscité le plus grand scepticisme de la part même des organisations syndicales de la police.
Et pour cause ! Ce que réclament tous les intervenants de l’Education Nationale ainsi que les parents d’élèves, ce ne sont pas des miradors ni des portiques qui risquent de rendre l’accès aux établissements plus compliqués que l’embarquement dans un avion. Ni des vigiles patibulaires pour intimider ou menacer les élèves.
Ce n’est pas être ingénu que de l’affirmer, c’est simplement être à l’écoute de ce que tous réclament depuis des mois : Plus de présence adulte dans les établissements, plus d’enseignants et moins de classes surchargées, l’arrêt des suppressions de postes et de la stigmatisation des enseignants, rompre enfin avec une logique comptable pour redonner à l’Ecole, dans l’acception la plus large du terme, les moyens d’assumer de façon satisfaisante les missions décisives qui sont les siennes pour le futur des jeunes générations.
Nice, le 29/05/09
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