Les deux moteurs de la relance : L’emploi et la consommation !
Communiqué de Noël ALBIN - Francis TUJAGUE - Jacques VICTOR, Conseillers généraux communistes des Alpes-Maritimes
Cela fait déjà quelque temps que le gouvernement et ses relais locaux ne cessent d’occuper les feux de la rampe médiatique en nous vantant des plans de relance dont le contenu apparaît pour le moins nébuleux, l’essentiel étant constitué en fait d’un rattrapage très partiel des retards accumulés par l’Etat dans les financements d’opérations déjà prévues, notamment au contrat de projets.
Aujourd’hui doit donc nous être présentée une énième version des intentions du gouvernement et de sa majorité départementale, sans d’ailleurs que nous n’ayons disposé au préalable d’aucune information quant à son contenu.
Ce seul fait en dit déjà long sur les conceptions de la démocratie locale que se fait l’exécutif et sur la considération dont il fait preuve vis-à-vis des élus locaux.
Pour cette raison, nous nous contenterons donc de réaffirmer nos convictions en matière de relance, dans la ligne de ce que notre groupe avait déclaré lors du dernier débat d’orientations budgétaires.
Si nous avons fortement insisté sur la nécessité de maintenir un niveau d’investissement élevé, ce n’est pas pour l’opposer, de façon démagogique comme le font le gouvernement et ses soutiens, à la nécessité de relancer la consommation. Et encore faut-il s’entendre sur le sens donné au mot investissement.
Si nous avons mis l’accent sur l’impérative nécessité de privilégier en tout premier lieu des choix combinant la réponse aux urgences sociales à la pertinence économique, c’est parce qu’il nous semble que, dans le contexte actuel, la préservation du niveau d’activité économique est la première garantie de sauvegarde des emplois et que ceux-ci sont le premier facteur de soutien à la consommation, moteur essentiel de toute politique de relance.
Lorsque l’on sait que 75% de l’activité des entreprises résulte de la commande publique, en particulier pour toutes les PME locales, préserver l’investissement socialement et économiquement le plus pertinent nous semble en effet constituer la priorité majeure.
Dans ce domaine, le logement social doit constituer un levier central de notre action, car il a une incidence vitale sur l’emploi local tout en répondant à une des urgences sociales les plus aiguës de notre département.
En outre, il est plus que jamais indispensable d’encourager de façon très volontariste et urgente un vaste programme de constructions répondant aux besoins de nos populations :
• Construction de structures publiques pour personnes âgées et pour la petite enfance ;
• Construction d’établissements publics pour personnes handicapées.
• Créations d’équipements sociaux et collectifs de proximité
Voici quelques exemples de chantiers concrets de relance pour lesquels nous avons déjà formulé des propositions précises mais nous attendons toujours qu’elles soient prises en compte par la majorité départementale. Voilà bien les domaines où l’intervention et le soutien financier de l’Etat seraient déterminant, bien plus que des politiques d’exonération fiscale et sociale du patronat qui, si elles grèvent durablement les comptes sociaux, n’ont jamais eu d’incidence sur l’emploi.
Nous engager dans cette voie aurait le mérite d’être un réel soutien à la vie sociale, à l’emploi, au tissu local d’entreprises et au maintien du pouvoir d’achat car, à l’heure où se multiplient les plans de licenciements, les « effets d’aubaine » montrent bien qu’ils n’ont cure des dégâts sociaux qu’ils peuvent provoquer !