Municipales Nice 2008 - Intervention de Robert Injey à l'Acropolis
Meeting de la gauche rassemblée (PS-PC-Verts-MRC) le 13 décembre à l'Acropolis
Chers ami-e-s, Chèr-e-s Camarades,
Chers ami-e-s, Chèr-e-s Camarades,
Le pari était osé de faire un meeting à quelques jours des fêtes, il est réussi. Et c’est un grand plaisir de vous voir si nombreux ce soir, pour cette première grande initiative de la gauche qui a su se rassembler à Nice. Un rassemblement, qui n’occulte pas les différences qui existent entre nous sur des questions fortes comme, par exemple, sur le nouveau Traité européen, ou bien encore la question des retraites.
Nous savons tous ici, qu’aujourd’hui, la gauche est traversée par des débats et que son devenir fait l’objet d’appréciations différentes. Mais sans attendre que nous soyons d’accord sur tout, il nous faut savoir répondre, avec les échéances municipales, aux urgences et aux besoins importants de la population.
C’est cette volonté qui poussent les communistes à contribuer au plus large rassemblement de la gauche pour les municipales. C’est vrai d’une manière générale, mais ça l’est encore plus quand il s’agit de Nice. En effet, si un grand nombre de personnes nous envient le cadre de vie et le climat de notre ville, de manière presque aussi unanime, les mêmes, nous plaignent quand il s’agit de dépeindre le paysage politique et le poids de la droite.
Et il faut bien l’avouer, il est difficile de faire pire.
Nous ne sommes pas gatés entre un Jacques Peyrat, l’homme qui aura toujours été fidèle aux thèses du Front National et un Christian Estrosi qui partage avec Sarkozy la nostalgie d’un Napoléon III, cet « aventurier à la tête d’une bande de flibustiers de la politique et de la finance » pour reprendre l’expression de Marx.
L’un comme l’autre sont les dignes représentants d’une majorité parlementaire et d’un gouvernement aux ordres du MEDEF, toujours prompt à répondre présent quand il faut remettre en cause les avancées sociales, arrachées par les luttes et dans les urnes au XXème siècle.
Pour justifier leurs réformes ils n’hésitent pas à parler de leur souci d’équité.
L’équité version Sarkozy-Estrosi à de quoi inquiéter les niçoises et les niçois. Une population qui comme dans le reste du pays est de plus en plus frappée par la précarité. Et il n’y a pas que l’Humanité ou le Patriote à faire ce constat : cette semaine, Nice-Matin, commentant une enquête du CREDOC, titrait «Conditions de vie : le nivellement par le bas ». Il y a quelques semaines, relatant une enquête du secours catholique, autre titre : « la pauvreté touche de plus en plus de retraités dans les Alpes-Maritimes ».
Bravo messieurs Sarkozy et Estrosi !
Concernant ce dernier, toujours si disponible pour vanter ses réalisations, l’Express de la semaine dernière classait les Alpes-Maritimes 95ième sur 96 pour l’action sociale en direction des séniors.
Voilà leur bilan, le vrai, celui qu’ils veulent esquiver, et sur lequel ils feignent de s’émouvoir. A l’image de Christian Estrosi qui, le 21 octobre, avouait sa honte devant certaines situations que subissaient les locataires et déclarait que le principal échec des politiques publiques aura été le naufrage de l’OPAM.
Non Monsieur Estrosi, le naufrage de l’OPAM ce n’est pas l’ échec des politiques publiques, terme qui tend à disperser les responsabilités, c’est celui de l’UMP !
C’est le votre et celui de vos collègues encartés qui trustent tous les siègent au conseil d’administration de l’office depuis des décennies. Jacques Peyrat, de son aveux même, aura mis 7 ans pour découvrir que les locataires avait des problèmes à l’OPAM. Vous Monsieur Estrosi, vous venez de battre ce record, puisqu’il vous aura fallu quelques décennies pour découvrir la galère quotidienne des locataires. Au-delà de l’anecdote, c’est révélateur du profond mépris, que l’un et l’autre, ont à l’égard des préoccupations quotidiennes de nos concitoyens. Le logement, qui constitue le facteur aggravant des inégalités puisque la part du budget que les familles y consacre progresse de manière exponentielle, en est la parfaite illustration.
Le bilan de la droite et ses projets sont catastrophiques
Ainsi, Peyrat comme Estrosi, montrent le même zèle pour détruire 1100 logements sociaux dans cette ville, alors même que des milliers de demandes sont en attentes, que les marchands de sommeil font fortune et que des femmes et des hommes vont, cette nuit encore, dormir dehors où dans un accueil de nuit.
Alors que leurs choix politiques poussent de plus en plus de personnes vers la précarité, ils veulent aller encore plus loin. C’est un des grands projets de Sarkozy, forcer les offices HLM à mettre en vente 40 000 logements sociaux par an. Un chiffre équivalent à ceux construits, qui ne permettra jamais de résorber la demande de logement, bien au contraire. Et sa proposition de mieux attribuer les HLM, d’envoyer ailleurs ceux qui dépasseraient le plafond, est une vaste fumisterie.
Fidèle à sa méthode, qui consiste à opposer une partie de la population contre les autres, Sarkozy tente de faire passer les locataires d’HLM pour d’infâmes profiteurs face aux 1,5 millions ménages en attente d’une hypothétique attribution. La manœuvre est grossière pour tenter de dédouaner son absence de volonté, de plus en plus flagrante, à répondre aux besoins de la population. Moins de gens sur les listes d’attente de logement, cela passe par une relance d’une politique ambitieuse et des constructions conséquente de logements sociaux.
Avec les mesures de Nicolas Sarkozy, on nage en pleine hypocrisie. Il n’a qu’un objectif : exclure de l’accès au logement social l’immense majorité des salariés, au risque de fabriquer de véritables ghettos de pauvres. Son bilan en matière de logement social parle pour lui. En tant que maire de Neuilly, son taux de logement sociaux était l'un des plus bas de France : 3%.
Christian Estrosi n’est pas en reste : Le budget du département qui bénéficie fortement, via les droits d’enregistrement, de la spéculation immobilière avec plus de 308 millions d’euros, se caractérise par une aumône pour le logement social.
C’est dire le peu de considération qu’ils ont pour le logement social. Conséquence la crise du logement que nous connaissons aujourd’hui dans notre ville n’est pas prête de se terminer si l’UMP reste en place.
Les familles, les femmes seules avec enfants qui galèrent pour pouvoir se loger décemment, ne sont pas prêtent d’y parvenir si l’UMP se succède à elle-même.
Voilà l'un des aspects sur le désastre social qu’ils nous préparent dans le pays et dans notre ville !
C’est avec cette logique qu’il faut rompre.
Nice a besoin d’une véritable rupture avec des décennies de gestion par la droite. Besoin d’une véritable alternative, qui recentre la gestion de la commune sur les besoins de ses habitants, développe une véritable démocratie participative de proximité, s’attache à retisser du lien social, à répondre aux aspirations de justice, de solidarité, de sécurité face à la violence des inégalités et de toutes les discriminations. Besoin, face à la régression sociale que représentent les Peyrat et Estrosi que la gauche se rassemble et refuse la logique de division dans laquelle certains s’enferment.
Forces de gauche, acteurs du mouvement social, acteurs de la société civile, ensemble avec la liste conduite par Patrick Allemand, construisons à gauche le rassemblement pour libérer Nice de l’affairisme et la rendre à ses habitants.
Nous savons tous ici, qu’aujourd’hui, la gauche est traversée par des débats et que son devenir fait l’objet d’appréciations différentes. Mais sans attendre que nous soyons d’accord sur tout, il nous faut savoir répondre, avec les échéances municipales, aux urgences et aux besoins importants de la population.
C’est cette volonté qui poussent les communistes à contribuer au plus large rassemblement de la gauche pour les municipales. C’est vrai d’une manière générale, mais ça l’est encore plus quand il s’agit de Nice. En effet, si un grand nombre de personnes nous envient le cadre de vie et le climat de notre ville, de manière presque aussi unanime, les mêmes, nous plaignent quand il s’agit de dépeindre le paysage politique et le poids de la droite.
Et il faut bien l’avouer, il est difficile de faire pire.
Nous ne sommes pas gatés entre un Jacques Peyrat, l’homme qui aura toujours été fidèle aux thèses du Front National et un Christian Estrosi qui partage avec Sarkozy la nostalgie d’un Napoléon III, cet « aventurier à la tête d’une bande de flibustiers de la politique et de la finance » pour reprendre l’expression de Marx.
L’un comme l’autre sont les dignes représentants d’une majorité parlementaire et d’un gouvernement aux ordres du MEDEF, toujours prompt à répondre présent quand il faut remettre en cause les avancées sociales, arrachées par les luttes et dans les urnes au XXème siècle.
Pour justifier leurs réformes ils n’hésitent pas à parler de leur souci d’équité.
- C’est sans doute au nom de l’équité, que 700 000 personnes âgées vont devoir s’acquitter de la redevance télé.
- Toujours au nom de l’équité, que l’on abroge la carte scolaire qui va accélérer une ghettoïsation des quartiers.
- Au nom de l’équité bien sûr, que la recherche du profit pour les uns se traduise par travailler toujours plus, plus vieux, plus durement pour celles et ceux qui n’ont que leur salaire pour essayer de survivre.
- L’équité encore, qui anime le gouvernement quand il met en œuvre, pour quelques milliers de contribuables, le bouclier fiscal .
- L’équité toujours, quand Sarkozy s’octroie 206% d’augmentation et rien pour les smicards.
L’équité version Sarkozy-Estrosi à de quoi inquiéter les niçoises et les niçois. Une population qui comme dans le reste du pays est de plus en plus frappée par la précarité. Et il n’y a pas que l’Humanité ou le Patriote à faire ce constat : cette semaine, Nice-Matin, commentant une enquête du CREDOC, titrait «Conditions de vie : le nivellement par le bas ». Il y a quelques semaines, relatant une enquête du secours catholique, autre titre : « la pauvreté touche de plus en plus de retraités dans les Alpes-Maritimes ».
Bravo messieurs Sarkozy et Estrosi !
Concernant ce dernier, toujours si disponible pour vanter ses réalisations, l’Express de la semaine dernière classait les Alpes-Maritimes 95ième sur 96 pour l’action sociale en direction des séniors.
Voilà leur bilan, le vrai, celui qu’ils veulent esquiver, et sur lequel ils feignent de s’émouvoir. A l’image de Christian Estrosi qui, le 21 octobre, avouait sa honte devant certaines situations que subissaient les locataires et déclarait que le principal échec des politiques publiques aura été le naufrage de l’OPAM.
Non Monsieur Estrosi, le naufrage de l’OPAM ce n’est pas l’ échec des politiques publiques, terme qui tend à disperser les responsabilités, c’est celui de l’UMP !
C’est le votre et celui de vos collègues encartés qui trustent tous les siègent au conseil d’administration de l’office depuis des décennies. Jacques Peyrat, de son aveux même, aura mis 7 ans pour découvrir que les locataires avait des problèmes à l’OPAM. Vous Monsieur Estrosi, vous venez de battre ce record, puisqu’il vous aura fallu quelques décennies pour découvrir la galère quotidienne des locataires. Au-delà de l’anecdote, c’est révélateur du profond mépris, que l’un et l’autre, ont à l’égard des préoccupations quotidiennes de nos concitoyens. Le logement, qui constitue le facteur aggravant des inégalités puisque la part du budget que les familles y consacre progresse de manière exponentielle, en est la parfaite illustration.
Le bilan de la droite et ses projets sont catastrophiques
Ainsi, Peyrat comme Estrosi, montrent le même zèle pour détruire 1100 logements sociaux dans cette ville, alors même que des milliers de demandes sont en attentes, que les marchands de sommeil font fortune et que des femmes et des hommes vont, cette nuit encore, dormir dehors où dans un accueil de nuit.
Alors que leurs choix politiques poussent de plus en plus de personnes vers la précarité, ils veulent aller encore plus loin. C’est un des grands projets de Sarkozy, forcer les offices HLM à mettre en vente 40 000 logements sociaux par an. Un chiffre équivalent à ceux construits, qui ne permettra jamais de résorber la demande de logement, bien au contraire. Et sa proposition de mieux attribuer les HLM, d’envoyer ailleurs ceux qui dépasseraient le plafond, est une vaste fumisterie.
Fidèle à sa méthode, qui consiste à opposer une partie de la population contre les autres, Sarkozy tente de faire passer les locataires d’HLM pour d’infâmes profiteurs face aux 1,5 millions ménages en attente d’une hypothétique attribution. La manœuvre est grossière pour tenter de dédouaner son absence de volonté, de plus en plus flagrante, à répondre aux besoins de la population. Moins de gens sur les listes d’attente de logement, cela passe par une relance d’une politique ambitieuse et des constructions conséquente de logements sociaux.
Avec les mesures de Nicolas Sarkozy, on nage en pleine hypocrisie. Il n’a qu’un objectif : exclure de l’accès au logement social l’immense majorité des salariés, au risque de fabriquer de véritables ghettos de pauvres. Son bilan en matière de logement social parle pour lui. En tant que maire de Neuilly, son taux de logement sociaux était l'un des plus bas de France : 3%.
Christian Estrosi n’est pas en reste : Le budget du département qui bénéficie fortement, via les droits d’enregistrement, de la spéculation immobilière avec plus de 308 millions d’euros, se caractérise par une aumône pour le logement social.
C’est dire le peu de considération qu’ils ont pour le logement social. Conséquence la crise du logement que nous connaissons aujourd’hui dans notre ville n’est pas prête de se terminer si l’UMP reste en place.
Les familles, les femmes seules avec enfants qui galèrent pour pouvoir se loger décemment, ne sont pas prêtent d’y parvenir si l’UMP se succède à elle-même.
Voilà l'un des aspects sur le désastre social qu’ils nous préparent dans le pays et dans notre ville !
C’est avec cette logique qu’il faut rompre.
Nice a besoin d’une véritable rupture avec des décennies de gestion par la droite. Besoin d’une véritable alternative, qui recentre la gestion de la commune sur les besoins de ses habitants, développe une véritable démocratie participative de proximité, s’attache à retisser du lien social, à répondre aux aspirations de justice, de solidarité, de sécurité face à la violence des inégalités et de toutes les discriminations. Besoin, face à la régression sociale que représentent les Peyrat et Estrosi que la gauche se rassemble et refuse la logique de division dans laquelle certains s’enferment.
Forces de gauche, acteurs du mouvement social, acteurs de la société civile, ensemble avec la liste conduite par Patrick Allemand, construisons à gauche le rassemblement pour libérer Nice de l’affairisme et la rendre à ses habitants.
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