Déduction des intérêts d'emprunts immobiliers : Pas de place pour les moins favorisés dans la « France d'Après »
Communiqué du PCF
Nicolas Sarkozy a tranché : la déduction du revenu imposable des intérêts des emprunts contractés pour l'achat de sa résidence principale s'appliquera à tous les emprunts en cours, contrairement à l'avis de son ministre du budget, des comptes publics et de la fonction publique. C'est une mesure qui vise à soutenir le marché de l'immobilier, et qui risque d'entraîner un emballement des prix, renforçant encore un peu plus le caractère élitiste de cette mesure. Les banques vont également être les grands gagnants de cette mesure alors qu'elles sont les principaux acteurs et bénéficiaires de la spéculation.
Cette mesure sera bien évidemment populaire, notamment chez les jeunes « primo-accédants » confrontés à des niveaux de prix devenus fous pour l'accession à la propriété. Pourtant, elle couvre de fumée des contreparties qui risquent de s'avérer très dures. Même si l'on ne connaît pas encore le périmètre et les modalités d'application, il y a fort à parier que les principaux bénéficiaires seront ceux qui disposent de la plus grande capacité d'endettement, c'est à dire les plus riches. L'OCDE vient pourtant de conseiller aux Etats-Unis d'en finir avec un dispositif analogue parce que « les avantages fiscaux ont surtout bénéficié aux ménages à revenu élevé pouvant facilement accéder à la propriété ».
A l'inverse, les catégories les plus populaires qui ne pourront pas accéder à la propriété via ce dispositif risquent de voir disparaître la possibilité de prêt à taux zéro. Le coût de cette mesure se conjuguera au dogme de la croissance zéro en volume des dépenses publiques. Résultat : une diminution du financement du logement social. Dans la « France d'après » selon Nicolas Sarkozy, la solidarité n'a pas plus de place que les catégories sociales les moins favorisées.
Nicolas Sarkozy a tranché : la déduction du revenu imposable des intérêts des emprunts contractés pour l'achat de sa résidence principale s'appliquera à tous les emprunts en cours, contrairement à l'avis de son ministre du budget, des comptes publics et de la fonction publique. C'est une mesure qui vise à soutenir le marché de l'immobilier, et qui risque d'entraîner un emballement des prix, renforçant encore un peu plus le caractère élitiste de cette mesure. Les banques vont également être les grands gagnants de cette mesure alors qu'elles sont les principaux acteurs et bénéficiaires de la spéculation.
Cette mesure sera bien évidemment populaire, notamment chez les jeunes « primo-accédants » confrontés à des niveaux de prix devenus fous pour l'accession à la propriété. Pourtant, elle couvre de fumée des contreparties qui risquent de s'avérer très dures. Même si l'on ne connaît pas encore le périmètre et les modalités d'application, il y a fort à parier que les principaux bénéficiaires seront ceux qui disposent de la plus grande capacité d'endettement, c'est à dire les plus riches. L'OCDE vient pourtant de conseiller aux Etats-Unis d'en finir avec un dispositif analogue parce que « les avantages fiscaux ont surtout bénéficié aux ménages à revenu élevé pouvant facilement accéder à la propriété ».
A l'inverse, les catégories les plus populaires qui ne pourront pas accéder à la propriété via ce dispositif risquent de voir disparaître la possibilité de prêt à taux zéro. Le coût de cette mesure se conjuguera au dogme de la croissance zéro en volume des dépenses publiques. Résultat : une diminution du financement du logement social. Dans la « France d'après » selon Nicolas Sarkozy, la solidarité n'a pas plus de place que les catégories sociales les moins favorisées.
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