Vidéosurveillance : Big sister à l’Intérieur
Alors, qu’en Angleterre la faillite de la vidéo surveillance est dénoncée, Madame Alliot-Marie débloque 555 millions d’euros pour tripler le nombre de caméra en France. Celles-ci n’évitent que 3% des délits sur la voie publique. Autant dire que cette annonce est injustifiée.
Plus grave que son inefficacité coûteuse cette décision mériterait un débat national, tant les risques de dérive sont sérieux. Dans une note adressée à Mme la ministre de l’intérieur, la CNIL tire d’ores et déjà la sonnette d’alarme.
Garantir l’anonymat dans la rue et les espaces publics est une dimension essentielle de la liberté. Cartes de crédit, télépéages, moteurs de recherche sur Internet… d’ores et déjà nos vies sont mémorisées, disséquées, voire vendues à des opérateurs privés. L’épidémie de fichages finit par menacer les droits de la personne.
Surfant sur une opinion publique dupée par une promesse d’efficacité, le gouvernement de Nicolas Sarkozy avance encore un pion sur l’échiquier de sa politique autoritariste appuyée sur la peur. Politique qu’il convient de plus en plus, de qualifier de liberticide. Il faut sortir de la logique sécuritaire, la meilleure prévention de la délinquance est connue : assurer à tous un emploi, un logement et le respect de la dignité. En outre, la présence humaine (travailleurs sociaux, services publics, îlotiers…) à elle démontrer son efficacité. Ce sont les voies de la raison et de l’avenir. Et c’est tout cela que Nicolas Sarkozy et ses amis détruisent.
Isabelle Lorand, Membre du comité exécutif national du PCF chargée des libertés et droits de la personnes
Plus grave que son inefficacité coûteuse cette décision mériterait un débat national, tant les risques de dérive sont sérieux. Dans une note adressée à Mme la ministre de l’intérieur, la CNIL tire d’ores et déjà la sonnette d’alarme.
Garantir l’anonymat dans la rue et les espaces publics est une dimension essentielle de la liberté. Cartes de crédit, télépéages, moteurs de recherche sur Internet… d’ores et déjà nos vies sont mémorisées, disséquées, voire vendues à des opérateurs privés. L’épidémie de fichages finit par menacer les droits de la personne.
Surfant sur une opinion publique dupée par une promesse d’efficacité, le gouvernement de Nicolas Sarkozy avance encore un pion sur l’échiquier de sa politique autoritariste appuyée sur la peur. Politique qu’il convient de plus en plus, de qualifier de liberticide. Il faut sortir de la logique sécuritaire, la meilleure prévention de la délinquance est connue : assurer à tous un emploi, un logement et le respect de la dignité. En outre, la présence humaine (travailleurs sociaux, services publics, îlotiers…) à elle démontrer son efficacité. Ce sont les voies de la raison et de l’avenir. Et c’est tout cela que Nicolas Sarkozy et ses amis détruisent.
Isabelle Lorand, Membre du comité exécutif national du PCF chargée des libertés et droits de la personnes
Sur la Côte d'Azur, déjà un millier de caméras de video-surveillance en action, et les maires des grandes villes (Nice, Antibes, Grasse, Cannes, Vence, Cagnes, Le Cannet, Valbonne...) ambitionnent d'en augmenter notablement le parc, en parlant, pour certains, d'équipement de... "video-protection" !
Souriez, vous êtes filmés !
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