Nice - complexe Jean Bouin : ils privatisent les profits, le Maire municipalise les pertes

Publié le par pcf 06

COMMUNIQUE DE PRESSE

Emmanuelle Gaziello, conseillère Municipale PCF
Robert Injey, conseiller Municipal PCF


En date du 26 Novembre, Eric Ciotti, député et 1er adjoint, affirme dans Nice-Matin que « la Ville de Nice a décidé de mettre un terme par anticipation à la délégation de service public attribuée au gestionnaire privé, pour reprendre en main, elle-même, l'avenir du palais ».

Il affirme aussi qu'au début de ce mandat, le député-maire et lui-même auraient « constaté le laisser-aller », et auraient cherché à contacter les responsables de la société Gesclub concessionnaire des lieux, sans succès.

Et auraient donc « décidé » de reprendre en Régie municipale cet établissement. C'est effectivement ce qui a été voté par délibération 13.1 en Conseil Municipal du 11 juillet dernier.

A une nuance près : ce n'est pas la Ville qui est à l'initiative de cette reprise mais bel et bien les responsables de la société Gesclub demandant « la résiliation anticipée de la convention dans la mesure où son exécution lui cause d'importantes difficultés, notamment financières », par lettre en date du 07 décembre 2007.

Nous nous étonnons donc que la Ville ne puisse les contacter puisque « une véritable négociation s'est engagée avec ce dernier(Gesclub) », cf délibération du 11 Juillet 2008.

Nous rappelons que la société Gesclub a obtenu le contrat d'affermage le 30 Juin 2004, parce qu'elle s'était engagée à investir un million d'euros sur l'équipement. De plus le contrat prévoyait « qu'elle ferait sienne les profits et les pertes ».

La Ville a rempli ses obligations puisqu'elle a effectué les réparations de la piscine du 01 septembre au 30 Novembre 2005, en indemnisant Gesclub pour le manque à gagner dû à la fermeture. Elle a en outre, effectué la remise en état de la salle de Fitness en 2006, toujours en indemnisant Gesclub pour le manque à gagner. D'ailleurs, cette année là; la société fait un bénéfice de 202 823,31 euros !

C'est donc les contribuables de la Ville de Nice qui ont subi un préjudice depuis cette date du fait de la carence du gestionnaire : en effet, il pratique les tarifs les plus élevés de France pour la piscine, en contrepartie d'un service qui n'est pas à la hauteur et d'une gestion de l'équipement qui a abouti à sa dégradation.

A la place de ces effets d'annonce, une bonne gestion des deniers publics exigerait que le maire engage une procédure contre Gesclub, en demandant des dédommagements pour compenser le préjudice subi par la Ville et ses habitants.

Nice, le 26 novembre 2008 
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