LAICITE:JP Brard jugé pour discrimination!!

Publié le par pcf 06

JP Brard jugé pour discrimination.


L’ex-maire de Montreuil jugé pour avoir privé de parole une élue parée d’une croix .

Je voudrais apporter tout mon soutien d’élue PCF de Nice à JP Brard qui a refusé la parole en 2006 à une élue qui portait ostensiblement une croix au conseil municipal de Montreuil. Il est aujourd’hui jugé et le tribunal de Bobigny a requis contre lui un stage de citoyenneté ! Quoi de plus injuste et de plus absurde, pour un Maire qui n’a plus à faire ses preuves de citoyenneté !!A l’heure où la laîcité est attaquée de toutes parts, et par le premier personnage de l’etat lui-même, et par le maire de Nice christian Estrosi, qui, en conseil Municipal, en réponse à une critique de ma part,sur la politique du Pape dans le monde en tant que chef d'état, le nomme "Sa Sainteté" et me met en demeure de ne plus recommencer!!*

L'acte de résistance de JP Brard  mérite de recevoir tout notre soutien d’élus fidèles au principe de neutralité de la République Française. Emmanuelle Gaziello

*Les propos de Ch. Estrosi et les miens  plus bas sous la dépêche:


 AFP du 20 Novembre:

Pour avoir refusé la parole à une élue portant une croix "ostensible" au nom de la défense de la laïcité, l’ex-maire de Montreuil Jean-Pierre Brard (app-PCF) a comparu jeudi devant le tribunal correctionnel de Bobigny où un stage de citoyenneté a été requis contre lui.

Le député le plus consulté sur les questions de laïcité était accusé de "refus du bénéfice d’un droit par chargé de mission de service public à raison de la religion" (discrimination réprimée par l’article 432-7 du code pénal) par Patricia Vayssière, élue du Mouvement national républicain (MNR, extrême droite) à Montreuil de 2001 à 2008.

Lors de la séance du conseil municipal du 8 novembre 2006 consacrée au budget de la ville, celle-ci n’avait pas pu s’exprimer.

"Je prierai Mme Vayssière de faire disparaître toute forme d’exhitionnisme religieux provocateur, qui est une violation de la laïcité", lui avait dit M. Brard en privant ensuite l’élue de micro malgré ses protestations véhémentes. La vidéo du conseil est encore visible sur le site internet de la ville où les séances sont diffusées en direct sur une chaîne câblée locale.

Mme Vayssière portait au cou une croix brillante d’environ 6 cm, très visible en raison du pull noir dont elle était vêtue.

"Je porte toujours une croix pour montrer mon attachement à la civilisation chrétienne", a-t-elle dit au tribunal en ajoutant que c’était la première fois que M. Brard lui en faisait le reproche publiquement, "un prétexte pour m’enlever la parole dans un but politique".

Se présentant comme "laïc convaincu mais pas laïcard", l’ex-maire a dit avoir voulu "garantir la neutralité" de son assemblée. Il a invoqué "l’esprit des lois", et notamment celle sur la laïcité de mars 2004 interdisant dans les écoles les signes religieux "ostensibles".

Pour le procureur Rémi Chaise, l’ex-maire "s’est laissé aller à donner à ses convictions personnelles une portée qu’elles ne pouvaient avoir au regard de la loi" et a privé sa concitoyenne de l’exercice de sa liberté religieuse. Il a demandé au tribunal de le condamner à un stage de citoyenneté. Le jugement sera rendu le 18 décembre.



12 septembre 08, conseil municipal de Nice:0.3 CELEBRATION DES BAPTEMES CIVILS

M. LE MAIRE.- Mes chers collègues, j’ai été saisi par un grand nombre de

Niçoises et de Niçois qui souhaitent pour leurs enfants qu’une cérémonie de parrainage puisse être organisée et présidée par un élu de la République. Ce baptême civil ou républicain vise à officialiser un parrainage civil parce que, à mon sens, il s’agit d’une valeur symbolique et sentimentale, il ne crée aucun lien de droit entre l’enfant et les parrains. Je souhaite, par cette délibération, satisfaire à ces demandes des Niçoises et des Niçois et notamment de parents athées ou de parents de religions différentes. La raison d’être de cette cérémonie est de permettre à des parents de désigner symboliquement un ou plusieurs parrains et marraines à leurs enfants dans le respect du principe de laïcité de la république tel qu’énoncé dans l’article 1er de la Constitution du 4 octobre 1958 : « La France est une république indivisible, laïque, démocratique et sociale. »

(...)


Mme GAZIELLO.- Monsieur le Maire, mes chers collègues, une première

remarque. Le baptême républicain ou civil que vous voulez remettre en vigueur avec notre approbation entière, je le souligne bien, est une coutume qui en fait ne prend pas du tout sa source, contrairement à ce qui est écrit dans les considérants, dans le décret du 20 prairial qui n’existe pas puisque le 20 prairial était le jour du culte de l’Être suprême, c’était un jour férié, le décret n’est pas paru. Par contre, ce baptême républicain ou civil prend certainement sa source dans la loi du 20 septembre 1792 An I qui retira aux ecclésiastiques les registres d’état-civil pour les confier aux officiers républicains.

On conçoit bien, dans ce contexte, une cérémonie pour marquer symboliquement l’entrée dans la vie citoyenne, mais aussi et pas seulement pour donner parrain et marraine à l’enfant sans passer par monsieur le curé, monsieur le rabbin ou

monsieur l’imam.

(...)

 Monsieur le Maire, en ces temps où l’on confond allègrement la sphère privée avec la sphère publique au profit d’un amalgame qui entend prôner pour la France une laïcité saine ou positive, comme si la laïcité ne se satisfaisait pas à elle-même, avec des discours comme celui du Latran qui entend promouvoir le rôle du curé pour l’éducation de nos enfants, c’est avec un profond sentiment de satisfaction laïque et républicaine que nous avons pris connaissance de ce projet de délibération. Satisfaction d’autant plus profonde que cette délibération entre en vigueur le jour même où notre pays accueille, en la personne du président de la République et sur fonds publics, un pape qui use essentiellement de son siège d’observateur permanent à l’ONU pour faire reculer les droits des femmes, la lutte

contre le sida ou le droit des minorités sexuelles.

Je vous remercie.

.

M. LE MAIRE.-( ………)

Quant à vous, Madame Gaziello, vous votez pour mais votre vote pour ne

m’enthousiasme pas, parce que quand votre référence est la Révolution française,

permettez-moi de vous dire que c’est le passage le plus sanguinaire de notre histoire. C’est peut-être votre culture, ce n’est pas la mienne. La Terreur et les têtes coupées, ce n’est pas mon truc.

(...)


Mais encore, ça, je peux laisser passer parce que cela reste une attaque politicienne.

Ce que je ne laisserai jamais passer, Madame Gaziello, c’est les propos que

vous avez osé proférer à l’encontre de sa Sainteté le Pape Benoît XVI parce que cela, au Conseil municipal de Nice comme dans n’importe quelle assemblée, à l’égard d’un grand

chef religieux, de quelqu’un qui représente tant d’hommes et de femmes qui croient en quelque chose d’autre, que ce soit lui ou que ce soit un autre, au nom d’une autre religion, dans ma ville, je n’accepte pas ces débats, je ne les accepterai pas de votre part, c’était scandaleux et inadmissible, je voulais le dire, et plus jamais je ne l’accepterai



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