La L.G.V. : un enjeu essentiel pour l’avenir !
Communiqué de l'Association Départementale des Elus Communistes et RépublicainsLa Ligne Grande vitesse devant relier le réseau actuel à Nice et à l’Italie est un projet structurant et essentiel pour l’avenir de notre région mais qui a déjà souffert de trop de tergiversations. Ces atermoiements n’ont que trop duré et il serait irresponsable pour les générations futures, pour l’environnement pollué de notre Région, de ne pas engager ce chantier indispensable et alternatif à la route, eu égard aux enjeux essentiels que ce projet recouvre :
- Désenclaver les Alpes Maritimes, mais aussi une partie du Var et des Alpes de Haute Provence.
- Accroître les infrastructures alternatives au tout routier, cause principale de la pollution, de l’insécurité routière…
- Proposer un mode de transport propre, sûr et efficace pour les voyageurs.
- Dynamiser l’arc méditerranéen entre Barcelone, et Gênes.
- Optimiser, grâce à cette ligne à grande vitesse, le transport de marchandises par train (en particulier la nuit) sur le réseau actuel pour en finir avec les camions qui traversent la Région en permanence.
- Réduire le trafic aérien et les pollutions correspondantes
Depuis quelques mois, il a connu un rebond. Plusieurs tracés ont été étudiés pour n’en retenir que deux. RFF et la SNCF se disent prêts à s’engager. Mais nombreux sont celles et ceux qui aimeraient voir ce projet échouer une nouvelle fois. Deux tracés ont été retenus... mais un seul tracé est pertinent !
Le tracé des métropoles, passant par Marseille et Toulon. Il rallonge non seulement le temps de parcours pour arriver à Nice ce qui pèserait sur sa capacité concurrentielle face à l’avion, pourtant plus polluant, et sur les potentialités de transfert modal. Mais il coûte aussi trois milliards d’€ de plus.
Le tracé le long de l’A8. Il permet de désenclaver nos territoires et d’en finir avec cette concentration impossible des populations et des activités sur le littoral, en minimisant les impacts environnementaux. Il n’implique pas pour autant de négliger les dessertes de Marseille et Toulon, qui sont essentielles dans une optique d’aménagement du territoire. A condition de revitaliser un réseau de transports régional efficace en interconnexion qui participerait de la dynamique des territoires concernés en offrant des temps de transports intra-régionaux compétitifs par rapport à la voiture.
La LGV est un investissement de long terme qui répond à un enjeu national et européen. L’Etat et l’Europe doivent y prendre toute leur place afin que ce projet puisse prendre forme dans les meilleurs délais. Car, pour qu’il aboutisse, il ne peut reposer sur les seules collectivités, ni être l’otage d’ambitions politiciennes particulières afin que prévale un esprit de rassemblement et de responsabilité.
Mais si la LGV est une nécessité, elle ne doit pas se faire sans une pleine concertation avec les populations concernées par le tracé. Son tracé doit être étudié dans le détail. Passer le long du couloir de l’A8 est déjà en soi une solution permettant de limiter les effets collatéraux. Mais il conviendra d’être attentif à ce que, à l’image de ce qui a pu être fait dans la Vallée du Rhône, les dédommagements offerts à celles et ceux qui devront céder des terrains soient à la hauteur. Cela ne saurait justifier une opposition à ce projet, risquant d’être lourde de conséquences pour l’avenir et l’intérêt général. Équiper notre région d’une ligne à grande vitesse est une opportunité à ne pas perdre !
Nice, le 29 octobre 2008
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