Municipales : Intervention de Robert Injey, Acropolis, dimanche 2 mars

Publié le par pcf 06

Cher (e)s Ami (e)s, Cher(e)s Camarades,

C’est un plaisir de vous voir si nombreux ce soir.
Votre présence est la meilleure réponse à celles et ceux qui dans cette ville veulent tuer l’espoir  et tenter de nous persuader que la gauche, rassemblée avec Patrick Allemand, stagne.

Désolé pour eux, mais cette gauche là, elle progresse.
Jour après jour, une dynamique s’engage, car aujourd’hui plus que jamais, les Niçoises et les Niçois veulent en finir avec 60 ans de clientélisme, 60 ans d’affairisme, 60 ans d’injustice.
Ils veulent en finir avec  60 ans de mépris et d’arrogance :

Le mépris d’un Christian Estrosi silencieux sur tous les dossiers sensibles de Nice depuis l’élection de Jacques Peyrat en 1995, qui se découvre opposant à quelques mois du scrutin.
L’arrogance du même Christian Estrosi, monsieur 138 000 euros, qui, à l’image de son mentor Nicolas Sarkozy, vient jouer les victimes  quand les critiques fusent.

N’inversons pas les rôles Monsieur Estrosi !

- Les victimes aujourd’hui, ce sont les millions de nos concitoyens qui doivent s’acquitter des franchises médicales.
- Les victimes, ce sont les retraités que vous êtes en train de pousser vers la pauvreté.
- Les victimes, ce sont celles et ceux qui subissent une véritable régression de leur pouvoir d’achat.
- Les victimes, ce sont ces enfants de sans-papiers scolarisés que Sarkozy et vous-même monsieur le secrétaire d’Etat, êtes déterminés à expulser pour satisfaire le racisme d’une frange de l’électorat.

Non, monsieur Estrosi vous n’êtes pas une victime, vous êtes un de ces prédateurs qui détruisent notre société.

Avant-hier complice des frasques du système Médecin, hier silencieux sous Peyrat, aujourd’hui avec Estrosi, ou sans, qui peut croire que la droite à Nice incarne une quelconque rupture ?
Nice a besoin de se libérer de Peyrat, d’Estrosi, et du système UMP qu’ils incarnent tous les deux et qui gangrène notre ville depuis des décennies.
C’est bien la raison pour laquelle les communistes ont fait - comme en 2001 - le choix du rassemblement.
Non pas parce que d’un coup de baguette magique il n’y aurait plus de différences, de divergences, entre socialistes et communistes…

C’est devenu un doux euphémisme que  de dire qu’à gauche nous ne sommes pas d’accord sur tout.

Le débat existe et il continuera demain. Et dès 2009 nous aurons l’occasion, avec les élections européennes, de nous confronter fraternellement.
Mais pour l’heure, pour le scrutin municipal, le choix du rassemblement des communistes se fonde sur des priorités partagées telles que le logement, le développement durable,  une citoyenneté retrouvée.
Le choix du rassemblement se fonde sur une ambition partagée celle de pouvoir arracher la victoire à Estrosi pour rompre avec 60 ans d’affairisme.
Le choix du rassemblement se fonde sur une volonté partagée de répondre à l’urgence sociale.
Celle des femmes et des hommes qui galèrent pour pouvoir vivre et se loger décemment.
Celle des quartiers qui sont marginalisés,
- face à cette droite,
- face à Peyrat, l’ancien FN, qui n’a jamais rien renié de ses idées,
- face à Estrosi qui, lui, met en œuvre avec zèle les idées du Front National, le choix du rassemblement  est indispensable si nous voulons pouvoir changer quelque chose dans cette ville.

Aussi, je suis toujours chagriné que des hommes et des femmes de gauche hésitent encore à s’engager dans ce combat face à cette droite.
Et je suis choqué quand je vois la tête de liste de la gauche dite radicale concentrer beaucoup  de ses efforts pour s’en prendre à Patrick Allemand !

La radicalité n’est pas une excuse pour se tromper d’élection et encore moins d’adversaire !
Aujourd’hui ce qui serait radical à Nice, ce qui serait – j’ose le terme - révolutionnaire à Nice, où nous partons de très loin :

- C’est de rompre avec l’affairisme.
- C’est de rendre leur dignité aux 30 000 personnes qui logent dans des logements de l’OPAM.
- C’est d’en finir avec une municipalité qui veut utiliser les inscriptions scolaires pour dénoncer les enfants de sans papiers.
- C’est d’en finir avec les conseils de quartiers croupions désignés à 95% par le maire.
- C’est de remettre en cause le scandale des Délégations de Services Publics qui fait que dans cette ville quasiment tout a été privatisé, mis en coupe réglée par Véolia et les autres.

Aujourd’hui à Nice ce qui serait radical, c’est de construire une véritable alternative pour répondre aux aspirations de justice et  de solidarité.
Parvenir à construire cette alternative, jouer la gagne à Nice c’est possible. Aujourd’hui 80% des élus de Nice Plurielle se retrouvent avec Patrick Allemand.

Aujourd’hui, les principales forces de gauche, de nombreux acteurs du mouvement social et de la société civile, participent ou soutiennent la liste "changer d’ère".

C’est bien,  mais nous ne devons pas nous en contenter. Pour arracher la victoire à Christian Estrosi, il ne faut pas attendre le second tour pour que le peuple de gauche se rassemble. 

C’est le 9 mars qu’il faut créer l’évènement,
C’est le 9 mars que le peuple de gauche doit se rassembler dans les urnes. C’est le 9 mars qu’il faut redonner l’espoir aux habitants de cette ville.

Le 9 mars, avec le score de notre liste conduite par Patrick, les Niçoises et les Niçois doivent se rendrent compte que c’est possible !

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