Plan Alzheimer : un écran de fumée
Communiqué de la Fédération des Alpes-Maritimes du PCF
Nicolas Sarkozy sera demain dans les Alpes-Maritimes pour présenter le plan Alzheimer chez son ami Estrosi. En acceptant de recevoir le Président de la République, le président du Conseil général a du oublier ce qu’il n’a pas fait pour l’accueil des personnes âgées dépendantes dans le département.
Rafraichissons-lui la mémoire : alors que dans notre département la proportion de personnes âgées est supérieure à la moyenne nationale,
- le taux d’équipement en structures d’hébergement complet pour personnes âgées est parmi les plus faibles de France,
- le taux d’équipement en lits médicalisés est inférieur pratiquement de moitié au taux national,
- les dépenses pour personnes âgées du département (aides à la personne et frais d’hébergement et de séjour) ont baissé de près de 3,4 millions d’euros dans le budget 2008 du Conseil général,
- le taux de personnes bénéficiant de l’Allocation Personnalisée d’Autonomie est l’un des plus faible de France, alors que 40 % des personnes âgées font partie des ménages les plus pauvres du département.
Ajoutons à cela que le plan Alzheimer, pour lequel Nicolas Sarkozy lui-même annonçait qu’il fallait dégager annuellement 1,5 milliard d’euros, ne sera crédité que de 850 millions d’euros.
On mesure tout le cynisme de ce gouvernement, qui utilise la compassion envers ceux qui sont atteints par une maladie terrible comme un écran de fumée pour masquer sa politique de régression sociale en matière de santé publique. Cynisme encore, quand le plan Alzheimer est utilisé de façon compassionnelle pour justifier la mise en place des franchises médicales, véritable impôt sur les malades, qui met à mal le système de solidarité.
Comme tous les autres assurés sociaux, les personnes âgées doivent bénéficier d’une prise en charge complète de leurs maladies et de leurs souffrances. Pour cela, il faut revoir le financement de la Sécurité sociale en supprimant les franchises médicales, en taxant les stock-options et en mettant fin à l’hégémonie des trusts pharmaceutiques qui font des bénéfices faramineux sur le dos de la sécurité sociale en faisant payer les médicaments selon la gravité de la maladie qu’ils concernent et non selon leur prix de revient .
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