La chasse aux gueux comme rideau de fumée !
Communiqué de Jacques VICTOR , Conseiller général communiste de Nice,
Pour le groupe communiste au Conseil Général des Alpes-Maritimes
Voyant deux grands médias locaux se pencher sur la fraude aux prestations sociales, nous pouvions espérer que soient enfin dénoncés certains vrais scandales : 1,9 milliards d’euros de cotisations non payées à la Sécurité Sociale, voilà ce que représentent les fraudes patronales à l’heure où l’on évoque le déficit de la Sécurité Sociale !
A rapprocher du montant des aides publiques accordées aux entreprises estimé à 65 milliards d’euros et des 23 milliards d’exonérations de cotisations patronales accordées par ce gouvernement ! Sans parler des 26 millions d’euros de prélèvements en liquide opérés par un des principaux dirigeants du MEDEF et qui font l’objet d’une enquête judiciaire.
Il y a là effectivement matière à s’indigner, mais ce ne sont pas ces pratiques là que l’on pointe du doigt !
Ce sont les bénéficiaires, les assurés sociaux qui, après l’instauration de franchises sur les soins et les déremboursements de médicaments de plus en plus nombreux, se voient stigmatisés comme des fraudeurs potentiels. Toujours les mêmes !
Il est vrai qu’à l’heure où le Président de la République s’octroie plus de 200 % d’augmentation mais ne trouve comme seule réponse aux inquiétudes des Français sur leur pouvoir d’achat que le démantèlement des 35 H sous prétexte que l’Etat n’aurait plus d’argent, il faut bien donner le change.
Surtout après avoir accordé lors du dernier budget 15 milliards de cadeaux fiscaux aux revenus les plus aisés sachant que 20 % des ménages les plus riches reçoivent 40 % du revenu annuel quand les 20 % les plus pauvres n’en reçoivent que 7,6 %.
Et au moment où le Premier-Ministre, pour justifier l’absence de toute mesure sur les salaires, insulte les salariés français en prétendant que l’on travaille moins en France qu’ailleurs alors qu'en termes de productivité horaire du travail, la France se situe au-dessus de l'ensemble des pays de l'OCDE, à l'exception de la Norvège avec, par exemple, une productivité horaire très nettement supérieure à celle que connaissent le Royaume-Uni, l'Espagne, les Etats-Unis, le Japon et même l'Allemagne.
Pas sûr que toutes ces piteuses manœuvres suffisent à masquer la triste réalité d’une politique qui ne s’adresse qu’aux plus aisés et plonge la grande majorité de nos concitoyens dans les difficultés. A la lecture de ces chiffres nous sommes en droit de nous demander si, plutôt que de prétendre vouloir s’attaquer à des fraudes dites « sociales », il ne faudrait pas plutôt dénoncer des « escroqueries » intellectuelles !
Pour le groupe communiste au Conseil Général des Alpes-Maritimes
Voyant deux grands médias locaux se pencher sur la fraude aux prestations sociales, nous pouvions espérer que soient enfin dénoncés certains vrais scandales : 1,9 milliards d’euros de cotisations non payées à la Sécurité Sociale, voilà ce que représentent les fraudes patronales à l’heure où l’on évoque le déficit de la Sécurité Sociale !
A rapprocher du montant des aides publiques accordées aux entreprises estimé à 65 milliards d’euros et des 23 milliards d’exonérations de cotisations patronales accordées par ce gouvernement ! Sans parler des 26 millions d’euros de prélèvements en liquide opérés par un des principaux dirigeants du MEDEF et qui font l’objet d’une enquête judiciaire.
Il y a là effectivement matière à s’indigner, mais ce ne sont pas ces pratiques là que l’on pointe du doigt !
Ce sont les bénéficiaires, les assurés sociaux qui, après l’instauration de franchises sur les soins et les déremboursements de médicaments de plus en plus nombreux, se voient stigmatisés comme des fraudeurs potentiels. Toujours les mêmes !
Il est vrai qu’à l’heure où le Président de la République s’octroie plus de 200 % d’augmentation mais ne trouve comme seule réponse aux inquiétudes des Français sur leur pouvoir d’achat que le démantèlement des 35 H sous prétexte que l’Etat n’aurait plus d’argent, il faut bien donner le change.
Surtout après avoir accordé lors du dernier budget 15 milliards de cadeaux fiscaux aux revenus les plus aisés sachant que 20 % des ménages les plus riches reçoivent 40 % du revenu annuel quand les 20 % les plus pauvres n’en reçoivent que 7,6 %.
Et au moment où le Premier-Ministre, pour justifier l’absence de toute mesure sur les salaires, insulte les salariés français en prétendant que l’on travaille moins en France qu’ailleurs alors qu'en termes de productivité horaire du travail, la France se situe au-dessus de l'ensemble des pays de l'OCDE, à l'exception de la Norvège avec, par exemple, une productivité horaire très nettement supérieure à celle que connaissent le Royaume-Uni, l'Espagne, les Etats-Unis, le Japon et même l'Allemagne.
Pas sûr que toutes ces piteuses manœuvres suffisent à masquer la triste réalité d’une politique qui ne s’adresse qu’aux plus aisés et plonge la grande majorité de nos concitoyens dans les difficultés. A la lecture de ces chiffres nous sommes en droit de nous demander si, plutôt que de prétendre vouloir s’attaquer à des fraudes dites « sociales », il ne faudrait pas plutôt dénoncer des « escroqueries » intellectuelles !
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