Grenelle de l'environnement : du discours de Christian Estrosi à la réalité des Alpes-Maritimes
Communiqué de la Fédération des Alpes-Maritimes du PCF
Lors de la réunion organisée dans le cadre du "Grenelle de l'environnement" au Nikaïa le 8 octobre dernier, Christian Estrosi, nous promet "une véritable rupture avec les politiques trop frileuses de ces dernières années".
Nous nous réjouissons que Christian Estrosi fasse mine d’entendre enfin ceux qui depuis des années se battent contre le type de développement que les dirigeants de la droite départementale, dont il fait partie, ont mis en place. Enfin oubliés la percée autoroutière sous le tunnel du Mercantour, l'A8bis, le contournement autoroutier de Nice ?! Oubliée la volonté de fermer la ligne des Chemins de fer de Provence ?! Oubliés le bétonnage de la côte, le laisser faire total en matière d'urbanisme qui a gâché la côte et enlaidi le moyen-pays ?!
Christian Estrosi déclare que "le tout routier est terminé" (sic !) et qu'il faudra, au plan local, "assurer encore plus la promotion des transports en commun". Il prône le développement du fret ferroviaire. Il a également promis "une nouvelle politique de l'aménagement du territoire et d'une nouvelle politique d'urbanisme pour nos villes", ainsi que l’encouragement à l’utilisation des énergies renouvelables. Pour le ministre à l'Outre-mer, l'engagement de la France pour l'environnement sera un modèle pour la planète.
Mais auparavant, il aura fort à faire dans son propre département pour corriger les effets néfastes des politiques d'aménagement qu'il a soutenues. Car la réalité des Alpes-Maritimes, c'est un air de qualité médiocre à mauvaise en permanence sur le littoral, en raison de la circulation automobile, c'est la pollution des cours d'eau en raison de l'urbanisation, c'est le mitage du moyen-pays après le bétonnage de la côte, c'est la disparition des espaces agricoles sous la pression foncière, c'est la décharge de la Glacière après celle du Jas de Madame, et l'usine d'incinération d'Antibes aux fumées inquiétantes…
Aujourd'hui chaque nouvelle rotation de bus est annoncée à coups de grandes déclarations alors que la circulation automobile ne cesse d'augmenter sur l'ensemble du réseau routier et sur l'A8. Les usagers de la SNCF subissent quotidiennement les suppressions de trains, faute de personnel. La part du fret ferroviaire a baissé de 13 % en France ces trois dernières années. La décharge de la Glacière devrait être fermée en 2010, mais nous sommes toujours dans l'attente d'un véritable plan d'élimination des déchets pour le département. La réalité, c'est aussi le projet de bétonnage de la plaine du Var devenue "Objectif d'Intérêt National"…
Nous prenons acte des déclarations de Christian Estrosi. Mais nous constatons que la politique menée par le gouvernement dont il fait partie va exactement en sens inverse. Très attentif aux exigences du MEDEF, ce gouvernement privatise les services publics et instaure une fiscalité inégalitaire qui ne lui donne pas les moyens d'une intervention publique. Christian Estrosi annonce la création d'un centre de formation à l'environnement dans le département, mais le gouvernement diminue de manière drastique les moyens donnés à l'éducation. Il déclare vouloir limiter le fret routier, mais le gouvernement vient de décider la diminution du fret ferroviaire. Il veut promouvoir les transports collectifs : nous attendons l'élaboration d'un plan de déplacement à l'échelle départementale, intégrant le passage en rive droite des Chemins de fer de Provence, dans lequel le département et l'Etat doivent s'engager. Il décrète la fin du "tout routier" dans les Alpes-Maritimes. Alors il doit revoir les Plans de Déplacements Urbains dont les agglomérations viennent de se doter, car leurs objectifs de développement des transports collectifs repoussent aux calendes grecques cette ambition.
Lors de la réunion organisée dans le cadre du "Grenelle de l'environnement" au Nikaïa le 8 octobre dernier, Christian Estrosi, nous promet "une véritable rupture avec les politiques trop frileuses de ces dernières années".
Nous nous réjouissons que Christian Estrosi fasse mine d’entendre enfin ceux qui depuis des années se battent contre le type de développement que les dirigeants de la droite départementale, dont il fait partie, ont mis en place. Enfin oubliés la percée autoroutière sous le tunnel du Mercantour, l'A8bis, le contournement autoroutier de Nice ?! Oubliée la volonté de fermer la ligne des Chemins de fer de Provence ?! Oubliés le bétonnage de la côte, le laisser faire total en matière d'urbanisme qui a gâché la côte et enlaidi le moyen-pays ?!
Christian Estrosi déclare que "le tout routier est terminé" (sic !) et qu'il faudra, au plan local, "assurer encore plus la promotion des transports en commun". Il prône le développement du fret ferroviaire. Il a également promis "une nouvelle politique de l'aménagement du territoire et d'une nouvelle politique d'urbanisme pour nos villes", ainsi que l’encouragement à l’utilisation des énergies renouvelables. Pour le ministre à l'Outre-mer, l'engagement de la France pour l'environnement sera un modèle pour la planète.
Mais auparavant, il aura fort à faire dans son propre département pour corriger les effets néfastes des politiques d'aménagement qu'il a soutenues. Car la réalité des Alpes-Maritimes, c'est un air de qualité médiocre à mauvaise en permanence sur le littoral, en raison de la circulation automobile, c'est la pollution des cours d'eau en raison de l'urbanisation, c'est le mitage du moyen-pays après le bétonnage de la côte, c'est la disparition des espaces agricoles sous la pression foncière, c'est la décharge de la Glacière après celle du Jas de Madame, et l'usine d'incinération d'Antibes aux fumées inquiétantes…
Aujourd'hui chaque nouvelle rotation de bus est annoncée à coups de grandes déclarations alors que la circulation automobile ne cesse d'augmenter sur l'ensemble du réseau routier et sur l'A8. Les usagers de la SNCF subissent quotidiennement les suppressions de trains, faute de personnel. La part du fret ferroviaire a baissé de 13 % en France ces trois dernières années. La décharge de la Glacière devrait être fermée en 2010, mais nous sommes toujours dans l'attente d'un véritable plan d'élimination des déchets pour le département. La réalité, c'est aussi le projet de bétonnage de la plaine du Var devenue "Objectif d'Intérêt National"…
Nous prenons acte des déclarations de Christian Estrosi. Mais nous constatons que la politique menée par le gouvernement dont il fait partie va exactement en sens inverse. Très attentif aux exigences du MEDEF, ce gouvernement privatise les services publics et instaure une fiscalité inégalitaire qui ne lui donne pas les moyens d'une intervention publique. Christian Estrosi annonce la création d'un centre de formation à l'environnement dans le département, mais le gouvernement diminue de manière drastique les moyens donnés à l'éducation. Il déclare vouloir limiter le fret routier, mais le gouvernement vient de décider la diminution du fret ferroviaire. Il veut promouvoir les transports collectifs : nous attendons l'élaboration d'un plan de déplacement à l'échelle départementale, intégrant le passage en rive droite des Chemins de fer de Provence, dans lequel le département et l'Etat doivent s'engager. Il décrète la fin du "tout routier" dans les Alpes-Maritimes. Alors il doit revoir les Plans de Déplacements Urbains dont les agglomérations viennent de se doter, car leurs objectifs de développement des transports collectifs repoussent aux calendes grecques cette ambition.
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