Droit au logement pour tous
Communiqué de la Fédération des Alpes-Maritimes du PCF
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Plusieurs familles accompagnées par des militants associatifs viennent de s’installer à Nice dans un bâtiment vacant depuis un an.
Cette action, notamment de femmes et d’hommes agissant pour le droit au logement et avec RESF, traduit la profonde crise du logement que traverse notre pays et particulièrement notre département. Carence du nombre de logements sociaux (plus de 20 000 demandes en instance dans les Alpes-Maritimes), explosion des loyers, spéculation immobilière, produisent une précarité et une exclusion inacceptables et inexcusables. Des familles n’ont pas de toit, des enfants n’ont pas de maison ! Par leur présence active, plusieurs élus communistes, dont Adeline Mouton et Pierre Bernasconi, conseillers régionaux, et Simone Monticelli, conseillère municipale de Nice, ont marqué leur soutien à cette initiative.
Ces situations humaines déjà dramatiques se doublent parfois de la peur d’une expulsion administrative pour des familles de « sans papiers » qui sont en butte à une politique du gouvernement où même la Conférence des Evêques de France voit poindre « le risque d’une grave dérive sur le sens de l’homme et la dignité de la famille ».
Cette situation qui ne cesse de s’aggraver n’a que trop duré et l’inaction des pouvoirs publics, du gouvernement et de la droite locale et départementale est insupportable
Dès aujourd’hui, le Maire de Nice et le Préfet des Alpes-Maritimes ont la possibilité de réquisitionner des locaux et logements vacants appartenant à des investisseurs institutionnels.
Le Conseil général a les moyens financiers pour répondre aux situations d’urgence. En effet les recettes fiscales liées aux droits d’enregistrement et de mutation sont les plus importantes de France (hormis Paris) et atteignent le niveau record de 308 millions d’euros en 2006, en progression de plus de 100 millions d’euros en 3 ans du fait de la spéculation immobilière !
Alors même que le Conseil général ne consacre que 5,4 millions d’euros au logement locatif !
Aujourd’hui les moyens existent pour qu’aucune famille ne soit à la rue cet hiver, il ne manque que la volonté politique.
Nicolas Sarkozy, comme la majorité à laquelle appartient Christian Estrosi, se déclarent favorables au « droit opposable au logement », mais les actes ne suivent pas. Ni sur le foncier, ni sur la construction sociale, ni sur les moyens qui existent de faire face à l’exclusion sociale, ni sur les mesures propres à faire entrer dans la réalité ce droit opposable.
Plus que jamais, une véritable politique pour le droit au logement pour tous est nécessaire.
Robert INJEY
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Plusieurs familles accompagnées par des militants associatifs viennent de s’installer à Nice dans un bâtiment vacant depuis un an.
Cette action, notamment de femmes et d’hommes agissant pour le droit au logement et avec RESF, traduit la profonde crise du logement que traverse notre pays et particulièrement notre département. Carence du nombre de logements sociaux (plus de 20 000 demandes en instance dans les Alpes-Maritimes), explosion des loyers, spéculation immobilière, produisent une précarité et une exclusion inacceptables et inexcusables. Des familles n’ont pas de toit, des enfants n’ont pas de maison ! Par leur présence active, plusieurs élus communistes, dont Adeline Mouton et Pierre Bernasconi, conseillers régionaux, et Simone Monticelli, conseillère municipale de Nice, ont marqué leur soutien à cette initiative.
Ces situations humaines déjà dramatiques se doublent parfois de la peur d’une expulsion administrative pour des familles de « sans papiers » qui sont en butte à une politique du gouvernement où même la Conférence des Evêques de France voit poindre « le risque d’une grave dérive sur le sens de l’homme et la dignité de la famille ».
Cette situation qui ne cesse de s’aggraver n’a que trop duré et l’inaction des pouvoirs publics, du gouvernement et de la droite locale et départementale est insupportable
Dès aujourd’hui, le Maire de Nice et le Préfet des Alpes-Maritimes ont la possibilité de réquisitionner des locaux et logements vacants appartenant à des investisseurs institutionnels.
Le Conseil général a les moyens financiers pour répondre aux situations d’urgence. En effet les recettes fiscales liées aux droits d’enregistrement et de mutation sont les plus importantes de France (hormis Paris) et atteignent le niveau record de 308 millions d’euros en 2006, en progression de plus de 100 millions d’euros en 3 ans du fait de la spéculation immobilière !
Alors même que le Conseil général ne consacre que 5,4 millions d’euros au logement locatif !
Aujourd’hui les moyens existent pour qu’aucune famille ne soit à la rue cet hiver, il ne manque que la volonté politique.
Nicolas Sarkozy, comme la majorité à laquelle appartient Christian Estrosi, se déclarent favorables au « droit opposable au logement », mais les actes ne suivent pas. Ni sur le foncier, ni sur la construction sociale, ni sur les moyens qui existent de faire face à l’exclusion sociale, ni sur les mesures propres à faire entrer dans la réalité ce droit opposable.
Plus que jamais, une véritable politique pour le droit au logement pour tous est nécessaire.
Robert INJEY
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