Non aux franchises médicales, oui à la gratuité des soins

Publié le par pcf 06

logoadecr.gifCommuniqué de l'Association des Elus Communistes et Républicains des Alpes-Maritimes

Mieux vaut être riche et en bonne santé !


De réformes en réformes, les dépenses de santé non remboursées ne cessent d'augmenter. Après une première vague de franchises médicales en 2005 (1 € sur chaque consultation, examen ou analyses de laboratoire), ce sont maintenant les médicaments, les transports sanitaires et les actes paramédicaux qui sont visés.

franchises.jpg Ces dépenses non remboursées s'ajoutent au forfait hospitalier au déremboursement de nombreux médicaments, à l'augmentation du coût des consultations, à la quasi obligation parfois de se faire soigner par le secteur privé en raison de la surcharge des services hospitaliers publics…

Au passage, c'est l'abandon de la prise en charge à 100 % des pathologies lourdes, puisque les patients qui en sont atteints sont eux aussi soumis aux franchises médicales. Ce sont d'ailleurs ceux qui seront le plus touchés par les franchises médicales.

La franchise médicale est un danger pour la santé publique

Comme c'est déjà le cas pour les problèmes dentaires ou ophtalmologiques, peu remboursés par l'assurance maladie, les franchises médicales augmentent le risque que des malades ne se soignent pas ou attendent que les pathologies soient bien installées pour aller consulter.

L'objectif du gouvernement est de casser le système de solidarité


Deux ans après la mise en place des premières franchises médicales, le gouvernement ne peut plus à faire croire que cette ponction dans la poche des malades permettrait de responsabiliser les citoyens. Il ne peut pas non plus faire croire que cette mesure permettra de combler le "trou" de la sécurité sociale. Alors il prétend que c'est pour financer la prise en charge de certaines pathologies : les malades doivent payer pour les malades !

Ne nous y trompons pas, la brèche ouverte dans le système solidaire qu'est la sécurité sociale a un objectif : aller vers la concrétisation du vœu du MEDEF de mettre en concurrence totale la Sécurité sociale et les assurances privées. Nicolas Sarkozy a d'ailleurs déclaré à propos de la dépendance des personnes âgées que c'est "un risque qui peut être couvert par des produits financiers innovants."

La gratuité des soins est possible


Si le gouvernement avait vraiment voulu combler le trou de la sécurité sociale, estimé à plus de 11 milliards d'euros, pourquoi, à peine mis en place, a-t-il fait 15 milliards d'euros de cadeaux fiscaux aux couches les plus aisées de la population ?

Il est possible d'aller vers le remboursement à 100 % par la sécu.

Pour cela, il faut avant tout mettre fin aux baisses des cotisations sociales patronales. L'assurance maladie doit bénéficier de nouveaux moyens financiers : augmentation de la cotisation patronale, avec modulation des cotisations en fonction des politiques de l'emploi et salariales de l'entreprise, cotisation additionnelle sur les revenus financiers des entreprises, taxation, comme le propose aussi M. Seguin ex-patron de l'UMP, les 8,5 milliards de stock-options que se partagent les plus riches dirigeants d'entreprises.
Il faut aussi faire pression sur l'industrie pharmaceutique, qui fait des bénéfices considérables sur le dos de la sécu grâce aux nouvelles molécules, en particulier certains anticancéreux, vendus à 2 ou 3 000 € la boîte.

La santé n'est pas une marchandise

Nous exigeons l'abandon des franchises médicales
Nous exigeons une réforme de fond
du financement de la protection sociale
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Publié dans ADECR06

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